Préservons les prairies Saint Martin à Rennes. Des jardins en centre ville, c’est possible !

19 mars 2012

Tous aux prairies

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09 novembre 2011

Pourquoi préserver les jardins des prairies Saint Martin ?

Pourquoi préserver les jardins des prairies Saint Martin ?

Démarche citoyenne : Les Prairies Saint Martin sont un lieu public en restructuration, les Rennais veulent se l’approprier. Nous souhaitons être force de proposition dans la construction du projet, être concerté par la Ville et l’équipe urbaniste retenue. En ce sens nous participons démocratiquement à la vie de la cité.

 Préserver la nature : Plusieurs associations rennaises ont participé à l’élaboration d’un livre édité par la MCE qui montre tout l’intérêt écologique d’une zone comme les Prairies Saint Martin à Rennes : un écosystème riche composé d’arbres, haies, prairies, jardins, zones humides idéal pour les petits mammifères, insectes et oiseaux…

 Préserver l’esprit du lieu : Les promeneurs et les habitants des quartiers périphériques aiment cet endroit pour son caractère sauvage et la personnalité forte apportée par les jardins. On sent un attachement à ce lieu exceptionnel que la ville ne peut ignorer (voir le texte de préface d’Edmond Hervé dans le livre édité par la MCE)

 Respecter l’historique du lieu : Les jardins ouvriers existent depuis 1929. Ce type de paysage, très commun il y a 50 ans, est devenu unique aujourd’hui en milieu urbain : Cabanes personnalisées, haies plessées, boisement, espèces végétales d’intérêt, havre pour les oiseaux. Il ne faut pas recommencer les erreurs de l’aménagement de 2006 : suppression de haies et d’arbres, destruction de cabanes témoignant du patrimoine ouvrier, apport de terre de remblais en contradiction avec le PPRI. Les amis du patrimoine rennais (Jérôme Cucarull) et Bretagne Vivante avaient alerté la Ville et les Rennais de cette destruction.

 Respecter les habitants : Quelques habitants vivent ici depuis plus de 50 ans. Ne peut-on pas les laisser jouir de leur bien jusqu’à la fin de leurs jours ? Comment leur demander de partir alors que le sort de la Zone industrielle du Trublet n’est pas encore décidé ? Cette zone, source de pollution potentielle, doit servir de bassin tampon pour les crues. Elle n’est pas propriété de la ville et elle n’est pas dans la zone rouge tramée.

 Respecter les jardiniers : Les nouveaux jardiniers, suite à l’aménagement de 2006, ont beaucoup travaillé pour pouvoir utiliser leur terrain : gravats, remblais, dissémination des mauvaises herbes. Cela renforce l’attachement à ce lieu. Nous contribuons au paysage. De plus, la présence régulière d’individus sur les prairies entraîne une auto-régulation. On voit aujourd’hui que laissé à l’abandon, les prairies deviennent un No man’s land.

 Favoriser le lien social : Proposer des jardins en ville à des gens qui ne peuvent pas acheter un terrain, qui veulent cultiver des légumes et partager leurs expériences permet de renforcer les liens entre générations et entre milieux sociaux. Le caractère associatif peut-être très intéressant pour mutualiser les besoins des jardiniers et aussi créer des animations pour tous les Rennais.

 Favoriser le développement durable : C’est une chance exceptionnelle d’avoir préservé des jardins en centre ville jusqu’à aujourd’hui. Ils auraient pu disparaître à des époques du tout voiture ou tout béton. Avec les politiques de développement durable et d’écologie urbaine, le rôle jardinier des prairies Saint Martin reprend tout son sens : cultiver des potagers en ville et prêt de chez soi.

 Pour des jardins qui respectent le PPRI : Le document « Zones humides et cours d’eau de la ville de Rennes » (Ecosphère juin 2006) prévoit la préservation et le renforcement de la trame verte, composée par les boisements, les haies, les prairies et les jardins familiaux en plus de la restauration de la zone d’expansion des crues.

Le PPRI de 2007 fixe les règles applicables à la zone rouge tramée. Les équipements de loisirs existants sont autorisés. La construction de nouveaux équipements doit se faire au-dessus de la côte d’inondation centennale (selon la carte d’aléas, toute la zone des prairies Saint Martin n’est pas à la même côte de <50cm à > 1m)

L’étude commandée par la ville de Rennes à l’Atelier de l’Ile en 2009 et présentée comme le schéma directeur d’aménagement des prairies Saint Martin inclut le maintien des jardins. 

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01 octobre 2011

Texte présenté au conseil municipal du 3 octobre

Les jardiniers des prairies Saint Martin souhaitent faire entendre leur voix sur l’aménagement des prairies.

La ville de Rennes a décidé de fermer les jardins des prairies Saint Martin pour deux motifs : Inondations et pollution. Les jardiniers remettent en cause ces deux arguments.

Inondations :  Le plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) a été signé en 2007 entre la ville et la préfecture. Il indique le classement des prairies Saint Martin en zone inondable réservée à l’expansion des crues. Dans cette zone, il est clairement dit que les jardins sont autorisés. Le PPRI n’a pas été modifié depuis cette date. Les jardins actuels ne posent pas problème, c’est le projet de nouvelles constructions qui remet en cause les jardins. Pourquoi détruire l’existant ?

Reconquête du champ d’expansion des crues : l’arrêté d’autorisation d’aménagement de la ZAC Armorique du 26 octobre 2010 à la demande de la ville de Rennes prévoit de prélever 60000m3 de terre sur les prairies Saint Martin en compensation de différents projets de développements urbains en zone inondable. En réalité ce qui pose problème pour le maintien des jardins ce ne sont pas les inondations mais le décaissement des prairies sur plusieurs hectares. Pour être concret on peut imaginer le prélèvement d’un mètre de terre sur 6 hectares. Les prairies Saint Martin, non constructibles, sont sacrifiées pour pouvoir construire dans d’autres zones inondables. Quel sera l’impact sur la faune et la flore de la zone humide ?

Arrêté d’autorisation d’aménagement de la ZAC Armorique du 26 octobre 2010 : « A la demande de la Ville de Rennes sont autorisés les travaux prévus pour l'aménagement de la ZAC Armorique […] Les aménagements de la ZAC vont contribuer à réduire le champ d'expansion des crues et à impacter des zones humides. La mise en œuvre de mesures correctrices ou compensatoires est donc obligatoire pour gérer ces différents impacts […] Conformément aux clauses d’évolutivité du PPRI et en compensation des différents projets de développements urbains programmés par la Ville de Rennes, des travaux de reconquête du champ d'expansion des crues seront également réalisés sur le secteur des Prairies Saint Martin. Le volume minimum reconquis sera de 60000 m3 ».

Pollution : Suite aux analyses de sols et de légumes, la société SCE a réalisé une étude de risques. Leurs calculs sont basés sur une consommation exclusive de légumes produits au jardin et cela 365 jours sur 365 ! En cumulant cette estimation déjà irréaliste sur 30 ans «le risque calculé» arrive tout juste au seuil du risque toxique. Rappelons que la société SCE aménagement et environnement est le maître d’œuvre choisi par la ville de Rennes pour l’urbanisation de la ZAC Armorique. Quelle valeur accorder aux conclusions de l’étude d’une société qui a d’autres intérêts dans le projet ?

Les résultats de l’étude de pollution sont présentés aux jardiniers le 30 juin 2009 : «concernant la qualité des sols les résultats montrent une qualité moyenne qui n’entraîne pas de risque sanitaire pour les usagers […] concernant les végétaux les résultats sont globalement bons mis à part 2 salades (sur 48 prélèvements) présentant des concentrations en plomb légèrement supérieures aux valeurs réglementaires»

Quel avenir pour les prairies Saint Martin ?

Nous souhaitons que la Ville repense les prairies comme un écosystème à préserver et non comme une zone de compensation pour des projets d’urbanisme. Le prélèvement de 60000m3 va faire disparaître l’écosystème diversifié constitué de prairies, jardins, haies, mares, boisements… Une concertation est-elle envisagée avec les associations d’environnement ?

Nous demandons le maintien de jardins dans le futur projet d’aménagement des prairies. Le développement de jardins potagers au cœur de la ville correspond aux aspirations des grands centres urbains dans le cadre du développement durable. C’est pourquoi les jardiniers des prairies Saint Martin se sont regroupés en association. Nous demandons une réunion entre tous les jardiniers et la Ville de Rennes avant la fin de l’année pour discuter de la place des jardins dans le parc naturel urbain.

L’association « Préservons les prairies Saint Martin »

 

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Article Ouest-France du 29/09/11 :

 

Prairies Saint-Martin : les jardiniers s'accrochent - Rennes

Photo OF

L'association Préservons les prairies Saint-Martin est née. Elle regroupe une trentaine de jardiniers amateurs, locataires de jardins familiaux. La municipalité dévoilera son projet lundi.

Nouvel épisode dans le feuilleton des prairies Saint-Martin. Avec l'annonce en juin de la disparition des jardins familiaux d'ici à 2013, l'association Préservons les prairies Saint-Martin est née. Pour l'instant, son objectif est simple : maintenir les jardins familiaux. Le cap pourra-t-il être maintenu face au projet de la municipalité ? Jusqu'ici, toutes les suppositions pouvaient être avancées. En dehors de l'intention affichée d'en faire un parc naturel urbain, la mairie ne donnait pas beaucoup de billes. Dès lundi prochain, ce sera chose faite. Le projet sera présenté à l'occasion du conseil municipal.

Ce ne sera pas la première fois. Les prairies ont connu bon nombre de rebondissements. Bref retour vers le passé : novembre 2001, « la Ville achète les prairies » ; février 2006, « la Ville doit revoir son dossier » ; mai 2009, « des traces de pollution dans les jardins » ; novembre 2009, « les jardiniers ne seront pas chassés » ; juin 2011, « les jardins des prairies Saint-Martin vont fermer ».

Une trentaine de locataires de leur bout de terre en plein coeur de Rennes ont, donc, décidé de s'unir et de créer une association de défense. « Des jardiniers, mais pas que... Des habitants aussi. Il y a une petite dame de 85 ans qui doit partir », explique Xavier Bouinier, président de la toute jeune association.

« Tous les hivers,nous sommes inondés »

Après ce que certains qualifient de « coup de massue », en juin, les uns et les autres ont commencé à regarder de plus près les arguments de la mairie. Le premier est lié au plan de prévention des risques inondations de la préfecture qui prévoit d'utiliser les prairies comme bassin tampon des crues. Le deuxième revient sur des études de 2009 qui disent que les terres, mais aussi les légumes sont pollués.

« Tous les hivers, nous sommes inondés, et alors ? Ça ne nous dérange pas », lance Cathy Morice, locataire d'une parcelle. Pour les membres de l'association, une trentaine, d'autres solutions peuvent être imaginées, en amont. Et pour la pollution, Olivier Neau s'interroge : « Pourquoi vérifie-t-on le contenu de mes légumes alors qu'on ne regarde pas de si près ceux vendus en supermarché ? »

La mairie lève le voile lundi

Du côté de la mairie, on reste convaincu par cette décision et le schéma directeur reste le même : des berges aménagées des deux côtés, une passerelle entre la Zac Plaisance et les prairies, du bâti conservé et renforcé le long du canal, côté prairie ; un champ d'expansion des crues qui suit avec des espèces végétales adaptées et pour finir, une trame bocagère conservée.

Mais il ne s'agit là que d'une trame. Les équipes de paysagistes qui vont plancher sur le sujet pourront imaginer librement le devenir du site, tout en respectant des contraintes fortes.

Contactée sur le sujet, la municipalité n'a pas souhaité s'exprimer. Elle dévoilera son projet au conseil municipal de lundi, à partir de 19 h.

Alexandra BOURCIER.

 

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23 septembre 2011

Préservons les prairies Saint Martin

Jeudi 22 septembre une trentaine de jardiniers des prairies Saint Martin se sont retrouvés pour créer une association. L'objectif est de préserver les prairies. Nous avons appris le 8 juin dernier la fermeture programmée des jardins des prairies Saint Martin. Nous en sommes bien évidemment affectés. Au-delà de défendre notre jardin, nous avons découvert que la Ville de Rennes, sous prétexte de pollutions et d’inondations, souhaite complètement remodeler la zone des prairies : L’Arrêté du 26/10/2010 prévoit de prélever 60000m3 de terre sur les prairies Saint Martin afin de compenser des projets d'urbanisation en zones inondables sur d'autres secteurs le long de l'Ille. Je vous laisse juger de l'impact écologique sur les prairies. Nous souhaitons informer tous les Rennais de ce projet et aussi engager une discussion avec la Ville pour proposer une autre alternative.

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13 septembre 2011

Rétablissons la vérité !

Nous reprochons à la Ville de Rennes de ne pas être claire et honnête sur le projet des prairies (zone de compensation). De plus nous remettons en cause l’étude des risques de pollution qui est exagérée et réalisée par une société qui ne peut être indépendante.

Préservons les prairies Saint Martin

Nous souhaitons que la Ville repense les prairies comme un écosystème à préserver et non comme une zone de compensation pour des projets d’urbanisme. Nous demandons le maintien de jardins dans le futur projet des prairies. Implanter des jardins en ville participe au développement durable.

 

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08 septembre 2011

Sous prétexte de garantir une zone d’expansion des crues sur Rennes, la mairie a décidé de sacrifier les prairies Saint Martin au profit de projets immobiliers en zone inondable.

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Classement des prairies Saint Martin en zone inondable réservée à l’expansion des crues

Juin 2011 : La ville de Rennes veut supprimer les jardins ouvriers des prairies Saint Martin. Le discours municipal est très clair : «La modification du Plan de prévention des risques inondation prévoit désormais d'y installer une zone d'expansion des crues. C'est-à-dire qu'à tout moment on peut ouvrir une vanne pour évacuer le surplus d'eau et éviter des inondations en aval» explique Marc Hervé l'élu du quartier (site de la ville de Rennes 08/06/11). Or le plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) a été signé en 2007 entre la ville et la préfecture. Il indique le classement des prairies Saint Martin en zone inondable réservée à l’expansion des crues. Dans cette zone, il est clairement dit que les jardins sont autorisés. Le PPRI n’a pas été modifié depuis cette date à notre connaissance. Les prairies inondent régulièrement sans que cela pose problème et les jardiniers sont tout à fait d’accord avec le classement des prairies en zone non constructible. Le courrier que chaque jardinier a reçu le 23 juin, cosigné par Marc Hervé et Jean-Luc Daubaire, est plus modéré : «Cette décision est motivée par les restrictions drastiques en termes d’aménagement imposées par le PPRI. A l’occasion du réaménagement d’une nouvelle tranche de jardins en 2009, l’interdiction de réaliser toute nouvelle construction est apparue. En conséquence il n’est pas possible d’assurer la pérennité des équipements nécessaires à l’activité ». En fait les jardins actuels ne posent pas problème, c’est le projet de nouvelles constructions qui est remis en cause.

En compensation des différents projets de développements urbains programmés par la Ville de Rennes, des travaux de reconquête du champ d'expansion des crues seront réalisés sur le secteur des Prairies Saint Martin.

En cherchant plus, la ville de Rennes a demandé à la préfecture des autorisations de construire en zone inondable dans des quartiers périphériques aux prairies. Arrêté d’autorisation d’aménagement de la ZAC Armorique du 26 octobre 2010 : « A la demande de la Ville de Rennes sont autorisés les travaux prévus pour l'aménagement de la ZAC Armorique […] Les aménagements de la ZAC vont contribuer à: augmenter les surfaces imperméabilisées avec pour conséquence une augmentation des débits rejetés, à réduire le champ d'expansion des crues et à impacter des zones humides. La mise en œuvre de mesures correctrices ou compensatoires est donc obligatoire pour gérer ces différents impacts […] Conformément aux clauses d’évolutivité du PPRI et en compensation des différents projets de développements urbains programmés par la Ville de Rennes, des travaux de reconquête du champ d'expansion des crues seront également réalisés sur le secteur des Prairies Saint Martin. Les travaux consisteront en un remodelage des terrains de ce secteur afin de regagner des volumes pour l'expansion des crues. Le volume minimum reconquis sera de 60000 m3 ».En réalité ce qui pose problème pour le maintien des jardins ce n’est pas les inondations mais le décaissement des prairies sur plusieurs hectares. Les prairies Saint Martin, non constructibles, sont sacrifiées pour pouvoir construire dans d’autres zones inondables. Quel sera l’impact sur la faune et la flore de la zone humide ?

 La mise en culture et la consommation de légumes dont on peut manger les feuilles sont interdites sur les prairies Saint Martin

Au printemps 2009 «Afin d’étudier l’implantation de points d’arrosage et de sanitaires», la ville de Rennes commande une campagne de prélèvement de terres et légumes dans les jardins des prairies Saint Martin. Cette étude est réalisée par la société SCE aménagement et environnement. Les premiers résultats sont présentés aux jardiniers le 30 juin : «concernant la qualité des sols les résultats montrent une qualité moyenne qui n’entraîne pas de risque sanitaire pour les usagers […] concernant les végétaux les résultats sont globalement bons mis à part 2 salades (sur 48 prélèvements) présentant des concentrations en plomb légèrement supérieures aux valeurs réglementaires» Ces analyses ont rassuré les jardiniers car elles ne montrent pas de pollution des légumes malgré un sol médiocre. A partir des analyses des légumes la société SCE a calculé un risque en fonction d’une consommation moyenne. Les calculs sont basés sur les légumes que les jardiniers consomment tout au long de l’année et non pas sur ceux seulement qu’ils produisent. Le risque calculé est ainsi artificiellement augmenté ! De plus les calculs sont basés sur une consommation pendant 30 ans. Malgré cela «le risque calculé» arrive tout juste au seuil du risque toxique. Rappelons que la société SCE aménagement et environnement est le maître d’œuvre choisi par la ville de Rennes pour l’urbanisation de la ZAC Armorique…

Le 10 novembre 2009 la mise en culture et la consommation de légumes dont on peut manger les feuilles sont interdites sur les prairies Saint Martin (Arrêté municipal). La mairie rappelle également que « les jardiniers qui le souhaitent pourront résilier la location de leur parcelle et seront prioritaires pour l'attribution d'un jardin sur un autre site municipal ». Lors de la réunion d’information pour les jardiniers, Jean-Luc Daubaire ne peut s’engager sur le maintien des jardins « car la préfecture peut toujours interdire certaines activités sur le site »

Ancien projet (2009) :

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05 août 2011

Information à tous les rennais

Juin 2011 : La ville de Rennes et ses élus veulent fermer les jardins ouvriers des prairies Saint Martin. Les raisons invoquées : zone inondable et pollution. Pourtant les prairies ont toujours été inondables et depuis 2007 la zone est classée comme champ d'expansion des crues. Tous les décideurs en ont eu connaissance et jusqu'à présent rien n’interdit la présence de jardins en zone inondable. Quant aux analyses de légumes, les quantités de métaux lourds ne dépassent pas les normes réglementaires. Pourquoi alors une telle décision ? Pourquoi n’y a-t-il pas d’enquête d’utilité publique sur les prairies Saint Martin ?

Pour la ville de Rennes les prairies Saint Martin ne sont qu’une zone tampon stratégique de compensation : il est possible de construire en zone inondable autour des prairies et de remblayer si la prairie est creusée pour accueillir les crues. Les analyses de pollution ne sont qu’un prétexte pour faire partir les jardiniers et les soi-disant obligations préfectorales ne servent qu’à maquiller les décisions municipales. Les prairies Saint Martin ne valent-elles pas mieux ?

Nous sommes sensibles à la préservation de la biodiversité dans cette zone humide modelée par des ouvriers pendant un siècle. Nous pensons que jardiner sur les prairies est encore possible aujourd’hui. La ville de Rennes annonce un appel à projet pour l’aménagement d’un parc naturel urbain. Mais à ce jour rien n’est concret. Nous voyons bien que les projets évoluent au cours du temps au gré de l’aménagement urbain. Les rennais sont attachés aux prairies Saint Martin et souhaitent participer à leur devenir… Alors, lieu d’exception ou parc dépourvu d’âme, quelles perspectives pour demain ?

Rappel des faits

Les prairies Saint Martin forment une île de 29ha entre le canal et l’Ille au nord du centre ville de Rennes. Les cabanes de jardin ont été bricolées au fil du temps, les haies entretenues, les espèces végétales préservées. Ce patrimoine écologique ouvrier a été presque préservé jusqu’à aujourd’hui ce qui en fait un cas unique en Ille et Vilaine.

 

2002 Début de la maîtrise foncière des prairies Saint Martin par la ville de Rennes

 

2002 La ville de Rennes achète les jardins ouvriers (8 ha) des prairies Saint Martin à l’OPAC. Elle souhaite faire un parc public avec des jardins. L’objectif de la ville est d’acheter tous les terrains des prairies (nombreux propriétaires privés). La zone industrielle du Trublet (tannerie désaffectée, zone remblayée et source de pollution éventuelle) n’est toujours pas acquise par la ville de Rennes en 2011.

 

De 2003 à 2009 réaménagement des jardins avec beaucoup de destruction de haies et de cabanes. A la place des bulldozers, une intervention plus délicate aurait permis une meilleure conservation du patrimoine.

 

2007 Le plan de prévention des risques inondation (PPRI) classe les prairies Saint Martin en secteur réservé à l’expansion des crues dans lequel les jardins sont autorisés. Le PPRI est négocié entre la ville et la préfecture en fonction du plan d’aménagement. Ce n’est pas la préfecture qui impose ses choix à la ville, comme ses élus le sous-entendent.La zone industrielle du Trublet n’est pas classée en zone inondable.

 

2009 Etude de pollution sur les prairies Saint Martin

 

2009 Etude de sol sur les prairies Saint Martin au niveau de la grande prairie. Cette zone n’est pas une prairie naturelle mais un terrain remblayé. Suite à cela, la ville de Rennes décide d’analyser les terres et les légumes des jardins des prairies, non sans arrière-pensées : Les seuls jardins analysés sont ceux qui sont délogés (Saint Martin et plaine de Baud)

 

Printemps 2009 : « Afin d’étudier l’implantation de points d’arrosage et de sanitaires », la ville de Rennes commande une campagne de prélèvement de terres et légumes dans les jardins par la société SCE aménagement et environnement.

 

30 juin 2009 bilan : concernant la qualité des sols les résultats montrent une qualité moyenne qui n’entraîne pas de risque sanitaire pour les usagers, concernant les végétaux les résultats sont globalement bons. La presse est convoquée en premier par la ville puis une seconde réunion est organisée pour les jardiniers.

 

10 novembre 2009 : la mise en culture et la consommation de légumes dont on peut manger les feuilles sont interdites sur les prairies Saint Martin (Arrêté municipal) La mairie rappelle également que les jardiniers qui le souhaitent pourront résilier la location de leur parcelle et seront prioritaires pour l'attribution d'un jardin sur un autre site municipal.

 

16 novembre 2009 réunion bilan de l’étude des risques : à partir des analyses des légumes on calcule un risque en fonction d’une consommation moyenne. Les calculs sont basés sur une consommation exclusive des légumes du jardin 365 jours et ce pendant 30 ans. Or il y a une grande différence entre la consommation de légumes et ce qui est produit par les jardiniers. Malgré cela « le risque calculé » arrive tout juste au seuil du risque toxique. Encore une fois les jardiniers sont avertis après la presse.

 

18 novembre 2009 Ouest-France : Les jardiniers ne seront pas chassés des prairies mais Jean-Luc Daubaire ne peut s’engager sur le maintien des jardins « car la préfecture peut toujours interdire certaines activités sur le site »

 

2010 Extension des zones constructibles en zone inondable

 

26 octobre 2010 Arrêté d’autorisation d’aménagement de la ZAC Armorique : La ville prévoit d’étendre la zone constructible en gagnant sur une zone inondable qui devra être remblayée. En compensation, des travaux de reconquête du champ d'expansion des crues seront réalisés sur le secteur des Prairies Saint Martin : 60000m3, ce qui représente une surface de 10 à 12 ha. C’est une destruction complète de la zone des jardins et même plus avec un impact énorme sur la flore et la faune de la zone humide. Cette reconquête du champ d'expansion des crues est non seulement une compensation pour la ZAC Armorique mais aussi pour l’ensemble des 11 projets de la ville en zone inondable. L’architecte urbaniste choisi par la ville de Rennes pour la ZAC Armorique est SCE Aménagement et environnement, la même société qui a fait les analyses des sols des jardins. Cette double casquette décrédibilise complètement l’indépendance de cette société dans le calcul des risques de pollution.

 

2011 Fermeture des jardins

 

5 mai 2011 appel d’offre de la ville de Rennes : Aménagement d'un parc naturel urbain sur les prairies Saint Martin. Développement du potentiel attractif des prairies Saint–Martin et de sa fréquentation par les Rennais, valorisation écologique et paysagère de la rivière, développement du champ d'expansion des crues, … recomposition de la frange bâtie du canal et requalification de sa berge, pour constituer une couture avec le tissu urbain, le développement de liaisons transversales avec le centre-ville et le quartier périphérique. Missions complémentaires : Réflexion urbaine (prescriptions architecturales et prescriptions sur périmètre urbain élargi).

 

En clair une ligne de bus empruntera la route le long du canal et traversera les prairies pour remonter la coulée verte en direction du quartier de la Bellangerais. Tout le long du canal sera construit. Quelle sera la limite vers les prairies ? Quel sera l’impact écologique ?

 

25 mai 2011 : Emission de TV Rennes sur les jardins familiaux en présence de Frédéric Bourcier et du président de l’association des jardins familiaux. On y apprend par erreur que les jardins des prairies Saint Martin vont être « transférés » sur d’autres sites. Ceci précipite l’annonce de fermeture des jardins. Comme à son habitude la ville communique d’abord les informations à la presse puis aux jardiniers en deux réunions séparées.

 

09 juin 2011 Ouest-France : « Les jardins des prairies Saint-Martin vont fermer. Un arrêté préfectoral prévoit d'utiliser le site pour réguler le niveau de l'Ille. « Lors des fortes crues, les prairies serviront volontairement de zone de dégagement. Ainsi, les inondations seront moindres en aval de Rennes », explique Jean-Luc Daubaire. Le hic, c'est que cet arrêté de la préfecture date de 2007. » Par contre le calendrier de fermeture des jardins d’ici fin 2013 correspond exactement à celui de l’aménagement de la ZAC Armorique.

 

 

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Le dossier complet

Les prairies Saint Martin - un patrimoine à préserver

Les prairies Saint Martin forment une île de 29 ha entre le canal et l’Ille au nord du centre ville de Rennes. C’était d’abord le secteur des tanneries puis les jardins ouvriers se sont développés dans les années 30. Après la guerre 39-45 des logements d’urgence sont construits pour les plus démunis. Les cabanes de jardin ont été bricolées au fil du temps, les haies entretenues, les espèces végétales sauvegardées. Ce patrimoine écologique ouvrier a été presque préservé jusqu’à aujourd’hui ce qui en fait un cas unique en Ille et Vilaine.

 

 

Les prairies Saint Martin - rachat des jardins en 2002

9Le Rennais novembre 2002 : Le site des prairies Saint Martin sera préservé. C’est un lieu étonnant de 28 ha. En 1929 l’OPAC acquiert une partie des terres et propose à ses familles locataires des jardins à cultiver (120 parcelles de 400 à 500 m2). En 1998 le Plan d’Occupation des Sols prend en compte l’abandon de la voie pénétrante Nord. En septembre 2002 le conseil municipal autorise la ville à racheter l’ensemble des jardins mis en vente par l’OPAC. « L’idée est de conserver cette fonction des jardins en mettant en œuvre une gestion plus rationnelle » Laurence Roux. Le projet des prairies fera l’objet d’une déclaration d’utilité publique fondée sur deux axes : la réalisation d’un parc public paysager et la gestion des inondations.

 9Ouest-France : La ville de Rennes rappelle à l’OPAC l’obligation d’entretenir le cours de l’Ille et propose l’acquisition de l’ensemble (8 ha) afin d’aménager le cours d’eau. Si la destination de ces terrains changeait dans les trente ans à venir, l’OPAC 35 serait fondé à demander réparation. Une précaution juridique sans intentions cachées, assurent les deux parties. Au contraire, la ville de Rennes souhaite acquérir toute la zone pour la maintenir en jardins familiaux.

9Ouest-France mardi 10 septembre 2002 : Elu de quartier Martial Gabillard a qualifié cette décision de préservation de « définitive et irréversible. D’ailleurs comment envisager de réaliser ici des constructions alors que nous sommes en zone inondable. Cette acquisition est certes importante pour l’aménagement et l’entretien de ce secteur mais nous devrons acquérir d’autres terrains dans ces prairies Saint Martin pour en faire un véritable poumon vert . » Dans cet esprit, la prochaine étape devrait être logiquement le rachat de l’ancienne zone industrielle du Trublet, touchée en partie cet été par un incendie, afin que la maîtrise municipale de ce site soit complète.

9Création des nouveaux jardins sur les prairies : de 2003 à 2009. Bail précaire (1 mois), « l’occupant accepte à ses risques et périls la précarité de la location, en attendant son utilisation par la ville. » Les jardiniers ayant un bail de l’OPAC n’ont pas signé ce document. Plusieurs jardiniers attestent que la ville a apporté du remblai dans les jardins pour niveler les sols. De plus les aménagements ont été faits au bulldozer sans se préoccuper des haies et des cabanes. La ville a préféré arracher les haies pour replanter. Une partie du patrimoine écologique et bâti a ainsi disparu.

9L'Atelier de l'Ile avait présenté fin 2008 début 2009 une étude sur les prairies. La légende nomme bien les jardins. Il n'est à l'époque pas question de les supprimer même s'ils sont en zone inondable.

9La caravane des quartiers s’arrête sur les prairies Saint Martin en 2010. Pas de débat public sur le devenir des prairies.

 

 

Plan de prévention du risque inondation - Règlement novembre 2007

 

9Les prairies Saint Martin sont classées en Zone rouge tramée : Secteurs réservés à l’expansion des crues

9Dispositions applicables à la zone rouge tramée (article 1-2-7) : Sont autorisés la création de terrains de sports et de loisirs ainsi que les sanitaires et vestiaires qui leur sont nécessaires : les jardins sont autorisés. Mais il est interdit de remblayer ou de construire toute nuisance à l’expansion des crues.

9Pas de modification du PPRI depuis novembre 2007 (rencontre DDTM le 18/06/11)

 

 

La pollution - Etude 2009

9Travaux de dépollution sur les prairies Saint Martin au niveau de la grande prairie en 2009. Cette zone n’est pas une prairie naturelle mais un terrain remblayé.

9Printemps 2009 : campagne de prélèvement de terres et légumes dans les jardins « afin d’étudier l’implantation de points d’arrosage et de sanitaires » par la société SCE aménagement et environnement.

930 juin 2009 : réunion d’information sur les analyses : « concernant la qualité des sols les résultats montrent une qualité moyenne qui n’entraîne pas de risque sanitaire pour les usagers » « concernant les végétaux les résultats sont globalement bons mis à part 2 salades (sur 48 prélèvements) présentant des concentrations en plomb légèrement supérieures aux valeurs réglementaires »

916 juillet et 4 août : complément d’analyse (prélèvement de légumes d’été) : pas de dépassement

9Arrêté du 10 novembre 2009 : la mise en culture et la consommation de légumes dont on peut manger les feuilles sont interdites sur les prairies Saint Martin.

9Ouest-France mercredi 11/11/2009 : Prairies Saint-Martin polluées : culture interdite

« Du point de vue technique, la pollution est minime. Mais la Ville n'accepte pas le mot minime » rassure Jean-Luc Daubaire, adjoint délégué à l'énergie et à l'écologie urbaine. «  En interdisant les légumes feuilles, le niveau actuel des risques redevient acceptable. » Bénédicte Barbot. L'arrêté pris par la mairie rappelle également que les jardiniers qui le souhaitent pourront résilier la location de leur parcelle et seront prioritaires pour l'attribution d'un jardin sur un autre site municipal. La mairie entend ainsi les encourager à quitter leur bout de terrain.

916 novembre 2009 : 2e réunion d’information avec une étude des risques : à partir des analyses des légumes on calcule un risque en fonction d’une consommation moyenne. Les calculs sont basés sur une consommation exclusive des légumes du jardin tout au long de l’année et ce pendant 30 ans. Or il y a une grande différence entre la consommation de légumes et ce qui est produit par les jardiniers. Malgré cela le risque toxique = 1,02 pour un seuil de 1. Si on supprime la consommation de salades et légumes feuilles le risque devient acceptable. La ville ne veut pas garantir aux jardiniers que les jardins seront maintenus.

9Ouest-France mercredi 18/11/2009 : Les jardiniers ne seront pas chassés des prairies

Jean-Luc Daubaire ne peut s’engager sur le maintien des jardins « car la préfecture peut toujours interdire certaines activités sur le site »

 

 

Projet ZAC Armorique 2010

9DDTM 26 octobre 2010 : ARRETE D’AUTORISATION Aménagement de la ZAC ARMORIQUE

Ce projet s’inscrit dans la politique d’habitat menée par la Ville de Rennes depuis plusieurs années, consistant à densifier l’urbanisation à l’intérieur de la ceinture rennaise afin de limiter la consommation d’espaces naturels. Les aménagements de la ZAC vont contribuer à augmenter les surfaces imperméabilisées avec pour conséquence une augmentation des débits rejetés, à réduire le champ d'expansion des crues et à impacter des zones humides. La mise en œuvre de mesures correctrices ou compensatoires est donc obligatoire pour gérer ces différents impacts.

9Une partie de la ZAC au droit de l'îlot C est dans le périmètre de la zone inondable. L'aménagement de ce secteur nécessite la création d'un endiguement. A l'arrière de cette digue les terrains seront remblayés afin que les constructions prévues soient au-dessus du niveau de la crue centennale (réglementation PPRI). La réalisation de cet ouvrage va entraîner une diminution du champ d'expansion des crues correspondant à 8600 m3 pour une crue centennale. En mesure compensatoire à la diminution du champ d'expansion des crues, lié à l'endiguement de l'îlot C, le projet prévoit d'augmenter les capacités de stockage sur la ZAC ARMORIQUE par la création d'un thalweg situé entre les îlots B et C. Ce secteur sera décaissé et aménagé. Les décaissements qui seront réalisés sur ce secteur devront permettre de retrouver un volume d'expansion effectivement utile à l’échelle du projet et présentant un solde positif.

9Des travaux de reconquête du champ d'expansion des crues seront également réalisés sur le secteur des Prairies Saint Martin. Les travaux consisteront en un remodelage des terrains de ce secteur afin de regagner des volumes pour l'expansion des crues. Le volume minimum reconquis sera de 60000 m3.

La reconquête du champ d’expansion des crues est une compensation pour l’ensemble des 11 projets de la ville en zone inondable.

La présente autorisation est délivrée sous réserve que la Ville de RENNES :

- fournisse avant fin 2010 aux services de l’Etat une esquisse précisant les aménagements retenus et comprenant le schéma directeur d’aménagement paysager des Prairies Saint Martin intégrant des coupes de principe des aménagements ainsi que les volumes pouvant être mobilisés pour l’expansion des crues

- fournisse avant fin 2010 aux services de l’Etat un planning prévisionnel par tranches d’aménagements

- s’engage par courrier à mener ce projet à terme avant la fin 2013

- Par exception à ce principe, l’aménagement des seuls secteurs faisant l’objet des contraintes les plus fortes en terme de maîtrise foncière et de dépollution des sols pourra bénéficier d’un report d’échéance adapté à la teneur des difficultés rencontrées.

- transmette tous les 6 mois aux services de l’Etat une note synthétique précisant état d’avancement du

projet de restauration de la zone d’expansion des crues des Prairies Saint Martin.

9L’architecte urbaniste choisi par la ville de Rennes pour la ZAC Armorique est SCE Aménagement et environnement, la même société qui a fait les analyses des sols des jardins.

 

 

Projets 2011

9Appel d’offre 5 mai 2011 : prairies Saint-Martin - aménagement d'un parc naturel urbain - concours de maîtrise d'oeuvre. Organisme acheteur : Ville de Rennes. Date limite de réception des offres : 12 décembre 2011.

Présentation du projet : développement du potentiel attractif des prairies Saint–Martin et de sa fréquentation par les Rennais, valorisation écologique et paysagère de la rivière, développement du champ d'expansion des crues et reconstitution du lit majeur de la rivière, au droit du bras naturel de l'Ille, renforcement de l'identité des lieux, tout particulièrement en révélant la présence de l'eau sous toutes ses formes, implantation d'un troupeau pour assurer une animation permanente sur le site, recomposition de la frange bâtie du canal et la requalification de sa berge, pour constituer une couture avec le tissu urbain, le développement de liaisons transversales avec le centre-ville et le quartier périphérique (enveloppe prévisionnelle des travaux 9 300 000 € TTC)

 

 

Avis d'appel public à la concurrence : AVIS RECTIFICATIF

Les éléments de missions du marché de maîtrise d'œuvre seront :
- mission complète de maîtrise d'œuvre (loi Mop) des études préliminaires aux opérations de réception.
- missions complémentaires : Réflexion urbaine ( prescriptions architecturales et prescriptions sur périmètre urbain élargi),dossier Loi sur l'eau, production de documents pour les réunions de présentation et de concertation, plan de gestion des espaces naturels. Compétences principales associées : écologue - hydraulicien - urbaniste

 

Annonce de la fermeture des jardins - juin 2011

9Site de la ville de Rennes 08/06/11 : Un nouvel élément est venu compliquer le dossier. «La modification du Plan de prévention des risques inondation prévoit désormais d'y installer une zone d'expansion des crues. C'est-à-dire qu'à tout moment on peut ouvrir une vanne pour évacuer le surplus d'eau et éviter des inondations en aval»explique Marc Hervé l'élu du quartier.

9Le mensuel de Rennes mercredi 08/06/11 : Les jardins des prairies Saint-Martin vont fermer

Une décision qui s’explique selon Jean-Luc Daubaire, adjoint au maire délégué à l’écologie, et Marc Hervé, conseiller municipal en charge du quartier, par la conjonction de deux facteurs : le renforcement du plan de prévention des risques d’inondation et la découverte en 2009 des pollutions des sols au cuivre, au plomb, au zinc. « Autrement dit, nous ne pouvions plus rien faire, s’exclame Jean-Luc Daubaire. On ne pouvait plus investir au risque de voir nos aménagements anéantis par les eaux de dégagement. Il aurait fallu construire les cabanes de jardins à 1,80 m du sol et les mettre sur des pilotis ! » Quant au devenir du site, les élus assurent que la zone deviendra un grand parc naturel de 29 hectares aux alentours de 2014-2015. « Nous ne construirons rien à part peut être un amphithéâtre végétalisé pour que des spectacles en plein air puissent avoir lieu, promet Jean-Luc Daubaire.

9Ouest-France jeudi 09/06/11 : Les jardins des prairies Saint-Martin vont fermer

En 2009, la mairie publie un arrêté interdisant la culture et la consommation de légumes feuilles, comme les salades ou les épinards. Mais les jardins sont conservés. Aujourd'hui, un autre aspect entre en jeu : les prairies Saint-Martin sont classées en zone inondable. Interdiction de construire, même des abris de jardin. Et un arrêté préfectoral prévoit d'utiliser le site pour réguler le niveau de l'Ille. « Lors des fortes crues, les prairies serviront volontairement de zone de dégagement. Ainsi, les inondations seront moindres en aval de Rennes », explique Jean-Luc Daubaire. Le hic, c'est que cet arrêté de la préfecture date de 2007. La Ville étudie le dossier depuis 2009.

9Courrier envoyé aux jardiniers le 23 juin 2011 :

- Suppression des jardins en raison de contraintes inhérentes au site 

- Pollution aux métaux lourds qui est aléatoire et non maîtrisable : en conséquence, il n’y a pas de garantie de sécurité sanitaire des jardiniers.

- Restrictions drastiques en termes d’aménagement imposées par le PPRI. A l’occasion du réaménagement d’une nouvelle tranche de jardins en 2009, l’interdiction de réaliser toute nouvelle construction est apparue. En conséquence il n’est pas possible d’assurer la pérennité des équipements nécessaires à l’activité.

 

 

Quel projet pour les prairies en 2011 ?

9Juin : Le conseil municipal a prolongé pour 5 ans la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet des prairies Saint Martin sans le soumettre à nouveau à enquête publique = exproprier sans recueillir l’avis des habitants…

 

 

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